lundi 26 novembre 2007

(Où personne ne sent rien)

Les néons et le blanc font les visages figés
Les voix vides et pourtant voyagent
Le brique endort et la fadeur
La cruauté du bois faux
Me blessent à peine la peau et les yeux

Me manquent la majorité des minutes
Une présence toujours la même et d'autres
Vivantes sous la pluie et dans la neige
Hors de la morgue des livres
De cette cage de lumière
Où personne n'a d'odeur

vendredi 16 novembre 2007

Tout..

Tout se disperse à part mes mains gelées
L'hiver m'inquiète, qu'il vienne ou non
Il fait peur la musique fade remplit
Une si petite partie de l'aire
De cette pièce où si peu de chaleur
Arrive à circuler

Tout se disperse à part mes mains gelées
Les incantations catodiques
M'attirent dans leurs cables mouvants
Dans la vitre enténébrée
La ville cède la place
À mon reflet

Tout se disperse à part mes mains gelées
Si cette nuit je sors avec les fantômes
Il fondra des voitures envers et contre moi
J'entendrai des langues
Ne les comprendrai pas

Tandis qu'il me vient des mots du froid
Je ne suis pas certaine
D'entendre quoi que ce soit

Miraculeux hasard miraculeux bizarre

Mon pusher a fini son shift
Je suis en retard et sans fix
Mais j'ai

Quand même
De quoi dormir
Bien
Et garder le silence

mercredi 14 novembre 2007

Bien occuper sa semaine de relâche gratuite

Il y avait des collines abruptes au sommet plat et des flaques de neige, une tempête, égarées quelque part au Québec : en quatre jours, un invraisemblable voyage de deux saisons.

mardi 6 novembre 2007

Les cordes

Il pleut toujours la nuit
Se déverse sur moi
Elle a fait noir tout d'un coup
En une seconde les ténèbres et l'eau

jeudi 1 novembre 2007

Ving centimètres à la Toussaint

Tout dehors attend l'hiver
Les fonctionnaires en laines
Les craquelures de la terre

Le ciel a déjà blanchi
Nous n'aimons plus le gris salé
Des routes et des murs
Moroses sous les averses

Nous voulons la gelée
De nos têtes, de nos tics
Moi et quelques autres
Surement quelques autres
Maudissent la chaleur
La vie qui persiste
Les fines herbes et les fleurs
Dans les jardins rasés



...



(Sans titre)

Immunisée contre malheurs
Limités par mes craintes petites
Fille en bois, fille en panne
En pierre je peux passer des jours
Sans me rencontrer
À être l'absence
De réconfort
Qu'un peu de pollution
De douleur aux poumons
Des jours sans me parler
Sans me parler d'autre chose
Que du temps qui avance
De dates à vendre
Le futur occuppe
Tout l'espace
Avec les autres
Les beaux, les mystérieux
Inconnus
Et leurs mots
Prononcés ou non
Tout l'espace de mon corps